R.A.P. a pour vocation de faire connaître les diverses
approches de la lutte antipublicitaire
sans pour autant adhérer à toutes les opinions et idées
d'actions formulées, dont elle laisse la responsabilité à
leurs auteurs.
Introduction :
Bonjour à tous,
Voici le numéro de juin 2001 de R.A.P.-à-Toile, bouclé
juste à temps pour paraître encore en juin. S'il n'est pas vraiment
en retard, nous dirons avec indulgence qu'il est tardif. Mais l'intensité
de la vie de l'association en cette fin d'année justifie bien que nous
ne l'ayons bouclé que juste à temps.
Nous vous avions promis de mettre au sommaire la suite du texte de J. Jérisse,
« Sauver Renault SA ». C'est chose faite. Pour les nouveaux abonnés,
nous vous enverrons la première partie sur demande, avant de le mettre
en ligne en intégralité sur notre site.
Vous pourrez voir également un nouveau rendez-vous, une réunion
sur le thème méthodes publicitaires. Cet atelier que nous envisageons
de créer depuis un an déjà (les choses ne vont pas aussi
rapidement que nous le souhaiterions) est enfin créé. Donc si
vous souhaitez y participer, rendez-vous le 12 juillet. Mais, si vous avez prévu
d'être sous les cocotiers à cette date, ne changez pas vos projet,
faites nous juste savoir qu'il vous sera impossible d'être présent
et nous vous ferons parvenir un texte expliquant les motivations de ce groupe
de travail et le compte-rendu de la réunion.
Enfin, si notre action vous plaît, vous pouvez faire connaître R.A.P.-à-Toile.
L'inscription est simple, il vous d'écrire à contact
at antipub.org et de demander un abonnement.
L'essentiel étant dit, il ne me reste qu'à vous souhaiter une
bonne lecture.
Lundi 25 juin 2001, le jugement a été rendu au tribunal de grande
instance de Nanterre dans le procès qui opposait Yvan Gradis à
un distributeur de prospectus. Ce dernier a été relaxé
pour l'accusation de recel d'abus de confiance. Jugé coupable de violation
de domicile, il a été dispensé de peine, conformément
à notre désir.
C'est une victoire pour le combat antipublicitaire car désormais, tout
distributeur non employé par La Poste utilisant un passe , peut être
accusé de violation de domicile.
Une ombre au tableau toutefois, la plainte ayant été jugée
irrecevable, les frais de consignation ne seront pas remboursés. Cette
décision semble pour le moins étrange étant donné
que le 18 novembre 1997, la plainte était jugée recevable par
le procureur de la République.
France 2 était présente pour couvrir l'événement
en vue de le relater, début septembre, dans l'émission «
Argent public, argent privé ».
Il faut continuer à lutter pour qu'un jour en France, comme c'est déjà
le cas en Belgique, soit infligée une amende aux distributeurs ne respectant
pas le désir des citoyens qui ne souhaitent pas recevoir de publicité
dans leur boîte aux lettres.
Le 23 juin 2001, s'est déroulée la cinquième action «
Au grand jour », à Paris, dans le quartier de Nation.
À partir de 19 h 00, 7 citoyens ont barbouillé une série
d'affiches qui ornait un mur d'une grande avenue. Vingt-trois autres publiphobes
enthousiastes étaient venus pour les soutenir et applaudir les inscriptions
qui exprimaient un ras-le-bol de l'envahissement publicitaire (« matraquage
», « Nique la pub », « un monde sans pub est possible
», etc.). Parmi eux, on pouvait remarquer la fidèle présence
de Florence Montreynaud, présidente de « La Meute ».
Un publiphobe a recueilli, à l'aide d'un dictaphone, les réactions
des passants. Malgré le petit nombre de ces derniers, une ambiance chaleureuse
régnait entre les militants, heureux de pouvoir une nouvelle fois, exprimer
au grand jour leur indignation face à l'agression publicitaire.
Le 23 juin dernier s'est tenue l'Assemblée Générale de
R.A.P. Devant une trentaine d'adhérents, le président a appelé
a une participation plus importante des bénévoles, et plusieurs
idées d'actions ont été lancées. L'année
qui vient devrait donc voir la réalisation de plusieurs projets, dont
le développement des relais-locaux.
Le nombre d'adhérents de l'association a considérablement augmenté,
plus de 500 membres dont la majorité sont à jour de cotisation
et plus de 100 abonnés à R.A.P.-Échos.
Le Conseil d'Administration a été élu et se compose à
présent de :
Alex Baret, François Brune, Guillen Deschamps, Pierre Dumas, Florence
Gibert (vice-présidente), Lionel Girard, Yvan Gradis, Thomas Guéret
(président), Robert Heymann, Thomas Jeanneret (trésorier), Michael
Löwy, Jean-Claude Oubbadia, Maurice Pergnier, Johannes Roger, Daniel Tiran.
Les discussions sur les orientations à venir de R.A.P. n'ont pas laissé
le temps de tenir le débat prévu ce jour là, sur le sponsorat
. Une Assemblée Générale extraordinaire se tiendra à
l'automne afin de débattre de ce genre de sujet et confirmer les choix
stratégiques de l'association.
Enfin, le prix de l'abonnement à R.A.P.-Echos, devenu bimestriel depuis
plus d'un an, a été porté de 20F à 25F pour mieux
couvrir les frais de copie et d'expédition.
(F1, contraction de Formule 1 signifie : courses de voitures extrêmement
polluantes, outil de manipulation des masses, vitrine de l'industrie automobile,
faisant l'apologie de la vitesse au détriment de la sécurité
et maîtresse dans l'art de faire de la publicité insidieuse, notamment
pour des fabricants de tabac.)
Manifestation à Magny-Cours lors du Grand-Prix de France de Formule
1 pour demander la suppression de l'épreuve.
A l'initiative de l'association Casseurs de Pub, une manifestation se déroulera
le 1er juillet 2001 devant le circuit de Magny-Cours lors du Grand Prix de France
de Formule 1 pour demander une nouvelle fois la suppression de l'épreuve.
" Il est temps de comprendre combien est fou le désir d'aller vite
quand on tourne en rond ! " appuie Albert Jacquard, qui soutien cette campagne
intitulée : " La fin de la FI ". " Je vous soutiens de
tout coeur contre cette manifestation grotesque " déclare Alain
Lipietz, député européen et candidat à la présidence
de la République française, aux militants écologistes.
Ceux-ci, venus à bicyclette, déploieront une banderole de 30 mètres
de long où est inscrit avec des lettres de 3 mètres de haut :
" SAVE THE CLIMATE : STOP FI " (Sauvons le climat : arrêtons
la F1). Cette manifestation a été précédée
d'une campagne nationale constituée d'affiches et de cartes pétitionnaires
(plus de 10 000 exemplaires) destinées au Président de la République,
au Premier ministre, à la ministre de la Jeunesse et des Sports et à
la ministre de l'Environnement. Cette manifestation met en lumière la
totale hypocrisie de la France, condamnant sans appel les prises de position
environnementales du président des États-Unis Georges Bush, mais
dans le même temps continuant à célébrer l'automobile
et ses héros.
A l'heure de l'effet de serre, le Grand-Prix de France de Formule 1 est-il toujours
d'actualité ?
5) SECTES ET PUBLICITÉ : MÊMES MÉTHODES, MÊME COMBAT.
Après avoir lu le texte "anti-secte" adopté par l'Assemblée
Nationale, je crois qu'il y aurait moyen de faire un beau bazar judiciaire.
D'après ce que j'ai lu, les principaux points du texte sont les suivants:
DISSOLUTION JUDICIAIRE DES SECTES :
- Le tribunal de grande instance pourra désormais ordonner la dissolution
des sectes, si celles-ci, ou leurs dirigeants, ont été condamnés
pour des atteintes aux personnes, l'exercice illégal de la pharmacie
ou de la médecine, ou la PUBLICITE MENSONGÈRE et la fraude.
- Les sectes sont définies comme des organisations qui "créent"
ou "exploitent" la "dépendance psychologique ou physique"
de leurs membres.
ABUS DE L'ETAT D'IGNORANCE OU DE FAIBLESSE :
- La justice pourra punir de 3 ans de prison, ou 2,5 millions d'amende, "l'abus
frauduleux de l'état d'ignorance ou de la situation de faiblesse".
Ce délit consiste à conduire "à un acte ou à
une abstention" préjudiciable des personnes vulnérables:
mineurs, ou personnes "en état de sujétion psychologique
ou physique" du fait de "pressions" ou de "techniques d'altération
du jugement"
À mon avis la plupart des grandes groupes industriels entrent dans
la définition de Secte, puisqu'elle "créent ou exploitent
la dépendance" de leurs clients. C'est particulièrement évident
pour toutes les marques de cigarettes et d'alcool. Quant à dissoudre
les sectes en cas de publicité mensongère...
Avec un avocat motivé, une action judiciaire dans ce sens pourrait
faire du bruit.
Comme chaque année pendant les vacances, réapparaît et
se développe de plus en plus, un nouveau type de support publicitaire,
en volume, dont la présence n'a pas dû vous échapper.
Généralement disposés à même le sol, sur les
quais ou dans les halls de gare, bien debouts dans leurs grosses chaussures,
ces supports représentent un personnage vêtu d'une tenue «
de combat » bleue marine moulante et provocatrice, d'autant que bardée
d'une abondante panoplie guerrière (pistolet, chargeurs, menottes, matraque,
gants, talkie-walkie, passe-partout, lampe torche...).
J'avoue comprendre assez bien le thème du message (émulation en
vue du combat et du meurtre) mais la nature du « produit » vendu
par ces publicités m'échappe un peu. Certaines gens évoquent
la « sécurité » mais je pense qu'ils se trompent car
l'étalage des armes a toujours, au contraire, provoqué la haine
de la population et l'inventivité des adolescents en mal de démonstrations.
Quelqu'un pourrait-il me renseigner davantage ?
3. Comment apprendre aux jeunes à évaluer
le prix de la sécurité automobile ?
Par exemple, en intégrant dans les programmes scolaires une présentation
réaliste de l'automobile et de sa place dans notre société.
- Dans le budget des ménages la voiture est, en importance, le second
poste après le logement (donner aux plus jeunes des éléments
concrets de comparaison : 100 km avec la 6 CV de Maman équivaut à
7 séances de cinéma ou à un blouson neuf. De même
peut-on signaler aux préadolescents que la location, pendant trois mois,
d'un emplacement de parking fermé correspond à l'achat d'un vélo).
- Second poste dans le budget des ménages, l'automobile représente
aussi un coût important pour la collectivité. Ce sont les contribuables,
piétons et automobilistes confondus qui assurent le fonctionnement de
la gigantesque infrastructure nécessaire à l'automobile. Il s'agit
surtout du réseau comprenant rues, routes, autoroutes. Avec leurs espaces
de stationnement, leurs bretelles, leurs échangeurs, les divers ouvrages
d'art et les systèmes de sécurité qui assurent la cohésion
de l'ensemble. Également à charge de la collectivité, les
établissements hospitaliers pour le traitement, la rééducation
ou la convalescence des blessés ainsi que les services de police, de
justice, la prison, les pompes funèbres et les cimetières. (Aborder
franchement la complexité des problèmes entraînés
par une disparition prématurée comme c'est toujours le cas pour
la victime d'un accident de la route).
En offrant aux adolescent une approche ludique et active de la pratique automobile.
- Concours n°1. Réaliser une enquête sur le temps consacré
à la maintenance du véhicule : Obtention du permis de conduire.
Pleins, gonflages et lavages. Visites de garage pour entretien, réparations
et obtention des certificats de conformité techniques. Déclarations
d'accidents au commissariat et à l'assurance, démarches administratives,
visites aux proches hospitalisés...
- Concours n°2. Réaliser une enquête sur les coûts occasionnés,
sous la limite de la franchise d'assurance, par les vols, déprédations
et petits chocs divers. Recherche d'équivalence de coût avec d'autres
objets liés à l'âge des participants (équipement
informatique, fréquentation des concerts, manifestations sportives et
autres grands matchs).
- Concours n°3. Réaliser une enquête sur les coût liés
aux stationnements et aux droits de passage : amendes, péages, parkings,
stationnements sur la voie publique... Établir une comparaison de coût
et d'efficacité avec les transports en commun.
En essayant de réduire à ses justes proportions le fantasme de
toute puissance dû au bruit exaltant du moteur dont l'énergie semble
décupler celle de notre propre corps.
- L'accélération du moteur à explosion n'est pas le seul
cas où un instrument sympathise avec notre corps ou émette des
bruits familiers : le violon pleure, le tuba souffle, le tambour marche...
- Par ailleurs et contrairement à ce qui s'en dit, l'automobile n'est
en rien un véhicule autonome. Elle nécessite pour sa maintenance
une foule d'intervenants : assureurs, dépanneurs, garagistes, pompistes,
pompiers, policiers, ambulanciers, avocats, chirurgiens, rééducateurs,
casseurs... (Pour les trois derniers, organiser des visites scolaires).
- L'autonomie de la voiture est encore plus illusoire au niveau des conséquences
de son usage. Il convient, en effet, d'ajouter aux accidents et à leurs
suites hospitalières, judiciaires ou pénales, les problèmes
de pollution. Impalpable et inchiffrable, la pollution automobile a des conséquences
catastrophiques à tous niveaux : pour la planète, la nature, la
santé, mais aussi pour les villes dont le bâti a besoin d'être
ravalé tous les douze ans et pour l'entretien des logements, rendu très
difficile par les poussières grasses. Demandez aux adolescents d'interroger
la personne qui, chez-eux, assure l'entretien de la maison...
Voici, me semble-t-il, des éléments d'information à partir
desquels les scolaires pourraient mesurer l'importance de l'automobile dans
la famille et dans la société. Ainsi, les problèmes de
sécurité prendraient naturellement leur place et leur véritable
dimension dans la perspective des jeunes.
Mais RENAULT S.A., certainement prisonnière d'une forte culture d'entreprise,
acceptera-t-elle de s'ouvrir à une influence extérieure ?
Trouvé par un adhérent dans le code Rousseau, chapitre
« La Fatigue », page 193 :
« Les causes de la fatigue sont liées :
- à l'environnement (trajet connu, monotone, trafic dense, SURENCHÈRE
D'INFORMATIONS PUBLICITAIRES et autres...) »
Ces propos sont illustrés par une photographie représentant une
voiture sur une route encadrée de plusieurs panneaux publicitaires.
La loi sur l'affichage publicitaire, mal respectée, traite aussi de ce
problème d'attention des conducteurs.
Au moins, les futurs conducteurs sont informés que la publicité
peut tuer !
Toutes les informations que vous venez de lire sont publiques, nous vous invitons
à les transmettre à toute personne susceptible d'être intéressée
: faites circuler !.
Pour tout renseignement (envoi d'un exemplaire de R.A.P.-Échos, notre
publication papier, adhésion, etc.) merci de prendre contact avec :
R.A.P. (Résistance à l'agression publicitaire)
53, rue Jean-Moulin, 94300 Vincennes
tél. : 01 43 28 39 21 (tcp. : 01 58 64 02 93)
Adhésion : 15 euros
Adhésion petit budget : 7,50 euros
Abonnement à R.A.P.-Échos : 5 euros.
Notre permanente assure la permanence téléphonique lundi, mardi
et jeudi de 10 h à 13 h (on pourra également nous joindre en dehors
de ces horaires, sans certitude de présence toutefois).
Réunions mensuelles : calendrier au début de ce message, renseignements
supplémentaires au 01 43 28 39 21 ou à contact
at antipub.org.
Paysages de France
(association qui lutte notamment contre l'affichage publicitaire envahissant)
MNEI
5, place Bir-Hakeim, 38000 Grenoble
Tél. & tcp. 04 76 03 23 75
http://paysagesdefrance.free.fr
Le Publiphobe, association concurrente de R.A.P.
(diffusion d'une feuille sporadique par abonnement)
B.P. 20012, 94211 La Varenne-Saint-Hilaire Cedex
Tél. 01 41 81 69 17
Tcp. 01 42 83 45 01
R.A.P. Belgique
96, rue Le Lorrain, 1080 Bruxelles
Tél. 02 / 426 91 91
http://www.antipub.be
Brisons nos chaînes
Chez Publico
145, rue Amelot, 75011 PARIS.
- Pour recevoir notre publication mensuelle et gratuite par internet, envoyez
un message à contact at antipub.org
en précisant dans l'objet : "recevoir Rap-à-toile".
- Pour s'abonner à notre liste de diffusion, préciser dans l'objet
: "Rapinfo".